Aide à l’enfance en éthiopie et au Cambodge


Les enfants d'Entoto sur la colline d’Addis Abeba

  

Sur la colline d’Entoto, une petite communauté de  Frères de Mère Térésa s’occupe de 90 jeunes et adultes handicapés moteurs et mentaux.


Promesse finance en partie le salaire de deux éducateurs qui proposent aux jeunes et adultes des activités manuelles qui stimulent leur développement.


Sur la colline d'Entoto, au nord d'Addis Abeba, une petite communauté des frères de Mère Térésa s'occupe d'environ 80 jeunes handicapés moteurs et mentaux. Leurs moyens étaient très modestes au début et leur priorité était de parer à l'essentiel, c'est-à-dire, nourriture et vêtements.


Quelques extraits du compte-rendu d'une mission:


"Lors de notre dernière mission,  nous avons rencontré Frère Abraham, le directeur de l'orphelinat, en compagnie de Ato Fisaha. (Ato veut dire monsieur en amharique.)

Éblouissement de nos yeux quand nous pénétrons à l’intérieur de l'orphelinat d'Entoto : tout est ordonné, propre, harmonieux, silencieux.

Les anciens dortoirs de l’orphelinat ont été reconvertis en 2 classes qui accueillent 500 enfants du quartier, à partir de 9 ans, à la demi-journée, pour un enseignement préscolaire : pré-apprentissage de la lecture et de l’écriture, indispensable pour pouvoir débuter la scolarité dans les écoles de quartier.

L’enseignement est dispensé par 8 professeurs qui, grâce à ce travail, peuvent poursuivre leurs études parallèlement.

Tous les jours un repas est servis à chaque enfant.

Les murs extérieurs de ces 2 classes sont ornés de dessins colorés représentant les différents continents de la Terre.



Cour de l'école et de l'orphelinat

À notre entrée dans la classe, la centaine d’enfants présents se lève, applaudit et se met à chanter.


Nous pénétrons dans la cour de l’orphelinat qui accueille 80 enfants handicapés et nous suivons Frère Abraham qui nous fait visiter les dortoirs, très propres, bien arrangés ; une odeur d’encens flotte autour de nous.


Puis nous arrivons dans une salle où une trentaine d’enfants sont assis autour de grandes tables. Ils réalisent des montages de mobilier de poupée, des jeux éducatifs où il faut mettre en place des couleurs, des chiffres, des lettres … Les 2 éducateurs sont là, plus une jeune fille.


Les visages sont souriants, expressifs et nous interpellent par de petits cris ou de petits gestes d’excitation des mains. Certains jeunes nous touchent, d’autres nous demandent un stylo.


Visite des cuisines où les injira (grandes crêpes à base de teff, la céréale nationale, de très petite taille) s’entassent pour nourrir tout ce monde, de l’infirmerie où tous les matins un médecin vient pour soigner les enfants malades.



Les cuisinières au travail.


















Joie de la vie à l’intérieur de l’orphelinat, lorsqu’à la récréation le portail s’ouvre entre la cour de l'école et celle de l’orphelinat : les enfants de l’école participant aux côtés des jeunes handicapés à une partie de football.


Jeunes handicapés retirés de la rue où une vie sans lendemain les attendait, accueillis, entourés et choyés par Frère Abraham et les siens qui en ouvrant les portes de l’orphelinat aux enfants du quartier réintroduisent la vie dans cette maison.


Beau témoignage que les différences peuvent se vivre ensemble !


Le bien fondé d’éducateurs auprès des enfants handicapés est bien réel et semble assuré."


Promesse, selon l’objectif de l’association qui est de rendre possible le démarrage d’action, peut, semble-t-il, retirer son aide financière à Entoto sans mettre en péril la nécessité d’éducateurs auprès des jeunes d’Entoto.


À Promesse d’entretenir et de poursuivre un lien avec les Frères d’Entoto avec peut-être leur nouveau projet de construction d’une école plus grande que la seule classe actuelle qui accueille 400 enfants, en 2 temps d’école, dans le quartier de Kechene, quartier très pauvre de tisserands (coton de l’Awash) et de potiers.


 

     

  

Visite de l'école de Kechene


 

 C’est une classe organisée par les Frères de Mère Térésa dans un quartier très pauvre peu éloigné de la colline de Entoto. C’est une association étrangère qui loue ces locaux aux Frères de Mère Térésa.


Une classe joyeuse de plus de 100 enfants souriants nous accueille avec des chants, des danses.


La classe est située dans un grand local avec à côté deux petites maisons qui servent de cuisine et de réfectoire pour les enfants qui reçoivent un repas après leur temps de classe.


Frère Abraham nous expliquera son projet d’acheter un peu plus loin sur la colline un terrain plus grand pour construire une plus grande école car son souhait est d’accueillir plus d’enfants du quartier de Kechene.


À notre sortie de l’école, une foule d’enfants, de femmes et d’hommes, encercle Frère Abraham qui ne peut rejoindre le 4x4, le kidnappant littéralement pendant une dizaine de minutes dans une petite maison pour lui demander, qui de l’aide, qui des soins dentaires, qui de la nourriture.


Quel courage et quelle humanité dans le regard de Frère Abraham quand, remonté à l’intérieur du 4x4 qui s’éloigne, Frère Abraham se retournera et verra parmi la foule qui court derrière le 4x4, un grand adolescent qui fera le geste de lui cracher au visage.


Silencieux pendant quelques secondes, Frère Abraham nous dira :


« Ces gens n’ont plus rien ; il ne leur reste plus que la violence.. »